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COLLECTIONS

Les nouvelles acquisitions de 2011

Un legs exceptionnel au profit du Musée Hector-Berlioz

En 2011, nous regrettions la disparition de Catherine Vercier, née Reboul-Hector-Berlioz. Cette arrière-arrière-petite-nièce d'Hector Berlioz, descendante directe de Nanci Berlioz-Pal, a légué au musée Hector-Berlioz un fonds considérable de lettres (près de 700) et divers documents d'archives provenant de la famille Berlioz.

Outre une dizaine de lettres d'Hector Berlioz, on dénombre plus de cinquante lettres de diverses personnalités du monde de la musique et des arts adressées au musicien, tels Legouvé, Reyer ou Signol... et quarante-huit de Louis à son père. On compte également près de 150 courriers d'Adèle, soeur du compositeur, et de nombreux autres de membres de la famille : sa soeur et son beau-frère, Nanci et Camille Pal ;ses nièces, Joséphine et Nancy Suat, son grand-père maternel, Nicolas Marmion et son oncle Félix Marmion et même un manuscrit de son petit frère Prosper Berlioz et de la bonne Monique Nety ! Enfin ce fonds comprend la correspondance de plusieurs amis des familles Berlioz et Pal comme Nancy Clappier qui entretint des relations épistolaires soutenues avec Nanci Pal. Sont également présents : les cahiers de poèmes de Nicolas Marmion ; une partie du fameux journal intime rédigé entre 1824 et 1829 par la sœur d'Hector Berlioz, Nanci, et plusieurs actes notariés (successions de Nicolas Marmion, de Louis-Joseph et de Joséphine Marmion et vente des propriétés telle la ferme des Jacques à Murianette). Outre ces documents familiaux, figurent quelques partitions imprimées et autographes d'une main inconnue ainsi que diverses iconographies.

Ces documents nous permettront sans doute de mieux appréhender les relations intimes au sein de la famille Berlioz comme en témoignent deux lettres particulièrement émouvantes. Le 13 mars 1869, Joséphine Suat-Chapot relate ainsi à sa cousine Mathilde les derniers instants de son oncle Hector en regrettant de n'avoir pu recueillir son dernier soupir : « Nous avons au moins la consolation de penser que sa fin a été calme et qu'il s'est éteint sans grande souffrance ». Et que penser de cette admirable déclaration d'amour filial de Louis à son père : « J'aime mon père, j'aime mon ami, j'aime le créateur de l'inoubliable adagio [...] j'aime de toutes mes forces, toi, parce que je t'aime, je ne sais pourquoi [...] ». Quant au registre de « Mansuration (sic) de tous les fonds situés au territoire de la Côte, appartenant à noble Joseph Berlioz » en 1789, il devrait permettre de réestimer la fortune familiale en considérant l'ensemble des propriétés détenues à La Côte-Saint-André et à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs à la fin du XVIIIe siècle.

Si l'on retrouve bien évidemment une partie de ces précieux manuscrits publiés dans la Correspondance générale du compositeur, ce fonds remarquable avait pu être consulté et exploité par divers auteurs comme David Cairns pour la rédaction de sa biographie consacrée à Berlioz (il avait alors identifié et daté bon nombre de courriers) ou Pascal Beyls qui en avait publié une partie dans ses ouvrages consacrés à Nicolas Marmion et Nancy Clappier.

Le musée, qui poursuit, depuis près de deux ans, une campagne de numérisation de l'ensemble de ses collections, souhaite permettre au plus grand nombre d'accéder rapidement à ce fonds extraordinaire. Mais avant d'en rendre la consultation accessible en ligne, il nous faut identifier, dater, inventorier et transcrire chacun de ces documents. Christopher Follet, membre de la Berlioz Society, nous a gentiment proposé de nous aider dans la réalisation de ce travail cyclopéen. Grâce à lui, plus d'une centaine de lettres ont déjà été transcrites.

Par ce legs d'une rare générosité, Catherine Vercier nous permet dorénavant de réunir dans la maison natale du compositeur - élevée depuis peu au rang de « Maison des Illustres » par le ministère de la Culture - le fonds de la famille Chapot qui représente l'essentiel des collections du Musée Hector-Berlioz et une partie de celui de la famille Reboul-Berlioz.

Italie !
Henri Fantin-Latour
1884
Lithographie sur papier vergé filigrané
71,2 x 52,6 cm

Fantin-Latour illustre le livret des Troyens : Quittant leur banc à la fin de l'acte IV, Didon et Énée « marchent lentement vers le fond du théâtre en se tenant embrassés, puis disparaissent en chantant. Au moment où les deux amants qu'on ne voit plus finissent leur duo dans la coulisse, Mercure paraît subitement dans un rayon de lune non loin d'une colonne tronquée où sont appendues les armes d'Énée. S'approchant de la colonne, il frappe de son caducée deux coups sur le bouclier qui rend un son lugubre et prolongé ». Étendant le bras du côté de la mer, d'une voix grave il déclame : Italie ! Italie ! Italie !

Cette oeuvre figure parmi les nombreuses lithographies offertes au Musée Hector-Berlioz par Monir Tayeb et Michel Austin dans le cadre de l'exposition : Fantin-Latour interprète Berlioz.