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AUTOUR DU FESTIVAL BERLIOZ

Festival Berlioz 2018
Sacré Berlioz !
18 août 2018 - 2 septembre 2018
La Côte Saint-André - Isère

EDITO 2018

Sacré Berlioz !

Berlioz est un romantique qui a mis en musique l'amour et la passion comme nul autre avant lui. Berlioz est un visionnaire qui a participé à inventer les festivals, les concerts spectaculaires et l'orchestre moderne. Berlioz est un journaliste, un voyageur, un écrivain, un Européen avant l'heure. Mais Berlioz est aussi un enfant de La Côte-Saint-André qui adorait les fêtes de son village, la célébration des moissons, les sonneries de cloches et les chants des processions...

Entre sa première communion et la fin de l'adolescence, Berlioz était « tout à Dieu » et a été heureux de fréquenter assidûment la belle église romane de La Côte-Saint-André où il a été baptisé. Il le raconte dans les Mémoires, avec l'humour qui le caractérise et la distance d'un homme sans doute désabusé par le catholicisme : « Cette religion charmante, depuis qu'elle ne brûle plus personne, a fait mon bonheur pendant sept années entières ». Et, quoi qu'il en dise ou ironise, ce n'est sans doute pas un hasard si Berlioz a consacré tant de musique à des thématiques sacrées : de la Messe solennelle de ses 20 ans, première grande composition, aux dernières pièces connues de sa vie - Veni creator, Tantum ergo et un arrangement de L'Invitation à louer Dieu de Couperin - en passant par les chefs-d'œuvres absolus que sont le Requiem (Grande Messe des morts, 1837), le Te Deum (1848, créé en 1855) et L'Enfance du Christ (1854). Parmi les dernières pièces au catalogue, une oeuvre très étonnante, Le Temple universel, sacrée et laïque à la fois, célébrant la paix entre les peuples et l'entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni sur un texte de Vaudin :

« Oui, Dieu le veut ! Il n'est plus de barrières
Pour les enfants du travail et de l'art.
Embrassons-nous par-dessus les frontières !
L'Europe un jour n'aura qu'un étendard. »

Tel un écho de Berlioz à l'Ode à la joie de son idole Beethoven sur le célèbre poème humaniste de Schiller...

Bien sûr Berlioz, après avoir affronté les oppositions à sa carrière de musicien et les arguments de sa bigote mère, a eu à subir tellement d'échecs professionnels, de pertes d'êtres proches et de désillusions de toutes sortes que sa croyance en une religion particulière, voire même en un dieu (qu'il écrivait le plus souvent sans majuscule, fait rare à son époque), a vacillé tout autant que sa foi en l'humanité. Ainsi écrit-il quelquefois des mots amers
« Ah ! mon dieu ! mon dieu ! quel sacré monde vous nous avez foutu là ! Vous fûtes bien mal inspiré de vous reposer le septième jour et vous auriez diablement mieux fait de travailler encore car il restait beaucoup à faire. » Ou encore, dans une lettre à son fils : « Chacun pour soi et Dieu pour personne ! Voilà le véritable proverbe. »

Pour Berlioz, de toute façon, s'il est une religion qui ne se discute pas, c'est celle qui est permise par la musique, celle qui relie les êtres par les grands sentiments de l'art. « Il y a la religion du beau, je suis de celle-là » écrit-il. Et ailleurs il ajoute : « Je suis de la religion de Beethoven, de Weber, de Gluck, de Spontini ». Et le verset latin de l'Ecclésiastique choisi comme devise par Paul Claudel, « non impedias musicam » (n'empêchez pas la musique), aurait sans nul doute pu convenir à Berlioz ! Claudel, Isérois d'adoption, à qui sera rendu hommage pour le 150e anniversaire de sa naissance et pour les plus belles pages écrites sur la musique de Berlioz, après avoir entendu La Damnation de Faust, en 1935, sous la magnifique Halle médiévale de La Côte-Saint-André : « Je voyais tout le Dauphiné devant moi passer de l'or à la neige, des moissons de la plaine à celles de l'altitude et s'ouvrir sous mes regards comme les pages d'une partition sublime. »

Pour annoncer un autre anniversaire, celui des 150 ans de la mort de Berlioz, en mars 1869, à mi-chemin entre deux étés, le Festival Berlioz a vu grand ! Ainsi deux éditions du festival et la saison entière (avec des partenariats dans toute la France) sont consacrées à cette commémoration. Elle s'ouvre cette année dans la solennité, mais aussi le souvenir de ces fêtes traditionnelles qui célébraient les moissons lorsque Berlioz était enfant, lors d'un week-end exceptionnel en partenariat avec l'Association Georges Antonin. Suivent quinze jours de concerts de musique sacrée et de sacrées musiques, où les voix, les cordes et les vents offrent autant de frissons que les sommets alpins, quand la beauté des paysages de l'Isère se découvre sous nos pieds et que l'esprit s'envole au contact des cieux. Quinze jours d'émotions, de fête et de découvertes pour tous, petits et grands, connaisseurs ou curieux. Quinze jours de passion et la mise en lumière de la déclaration de foi de Berlioz : « l'amour et la musique sont les deux ailes de l'âme. »

Bruno Messina, directeur

Retrouvez toute la programmation du Festival : www.festivalberlioz.com

Festival Berlioz 2018

  • Requiem-Berlioz / François-Xavier Roth
    Requiem-Berlioz / François-Xavier Roth
  • Cantates Bach / Sir John Eliot Gardiner
    Cantates Bach / Sir John Eliot Gardiner
  • Visions et Nonne sanglante / Véronique Gens
    Visions et Nonne sanglante / Véronique Gens
  • Messe solennelle / Hervé Niquet
    Messe solennelle / Hervé Niquet
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Musée Hector-Berlioz

69 rue de la République, BP 63
38 261 La Côte-Saint-André Cedex
|  T. 04.74.20.24.88  
|  F. 04.74.20.83.33

Horaires

Du 1er septembre au 30 juin : Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.

Du 1er juillet au 31 août : Tous les jours de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.

Pendant le Festival Berlioz : Tous les jours de 10h à 20h.

 

Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

 

ENTRÉE LIBRE

 

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