
Portrait d’Hector Berlioz
1865
Melchior Blanchard (XIXe)
Huile sur toile (118 X 90 cm).
Lors de la vente aux enchères du 5 mai 2010 à l’Hôtel Drouot-Richelieu à Paris par l’étude Claude Aguttes, se trouvait un portrait d’Hector Berlioz peint par Melchior Blanchard en 1865. Grâce au financement du Conseil général de l’Isère, le musée a pu préempter le tableau. Une représentation de cette huile sur toile a été publiée par Gunther Braam, spécialiste des portraits d’Hector Berlioz, dans son ouvrage édité par Bärenreiter à Kassel (Allemagne) en 2003. Cette publication recense tous les portraits connus du compositeur en France et à l’étranger. La recherche sur le peintre Melchior Blanchard est encore lacunaire (un portrait d’un militaire est recensé au Musée de Haguenau dans le Bas-Rhin ainsi qu’une toile représentant une scène de l’annonciation dans l’église Saint-Eloi au Perray-en-Yvelines).
Ce portrait a été visiblement réalisé à partir d’une photographie du musicien par François-Marie-Louis-Alexandre Godinet de Villecholle dit Franck (1816-1908), dont un exemplaire est conservé au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France. En effet, le compositeur ne fait nulle mention, dans sa correspondance, d’une séance de pose à cette époque, contrairement à la photographie exécutée par Franck. Berlioz figure ici une personnalité dont la célébrité est établie et arbore fièrement à la boutonnière de sa redingote l’insigne de la légion d’Honneur.
Ce tableau figurait déjà dans une vente aux enchères en 1992, lors de la dispersion de la collection de portraits de musiciens d’Isabelle Prouvost, mais nous ignorions depuis sa localisation. L’intérêt de ce tableau est majeur puisqu’il est le dernier portrait peint de Berlioz, quatre années avant sa mort. Le musicien pose assis dans un fauteuil recouvert de velours vert, qui meublait son dernier appartement parisien et qui fait aujourd’hui partie des collections du musée. Tableau et fauteuil sont donc aujourd’hui réunis dans la maison natale d’Hector Berlioz !

♣ Attribué à Constance DUBOIS (1840-?)
Masque en grès vernissé représentant Berlioz (1803-1869)
Haut. 22 cm
Larg. 23 cm
A l'occasion du 206e anniversaire d'Hector Berlioz, le 11 décembre 2009, Monir Tayeb et Michel Austin offrent au Musée deux lettres exceptionnelles.

La lettre adressée à son ami Humbert Ferrand, datée de juin 1832, a été envoyée de La Côte-Saint-André en juin 1832. Près de 180 ans plus tard, cette lettre se retrouve à son point de départ !
L'autre datée de 1853 est adressée à son éditeur Michel Lévy.
Ils lèguent toute leur collection au musée Berlioz : « Il n'y a pas de meilleur gardien » |
Lui, Michel, a découvert Berlioz à 12 ans avec la Damnation de Faust et en reste encore aujourd'hui tout ébloui. Elle, Monir, a rencontré l'illustre compositeur dans le texte, grâce à la lecture de ses Mémoires et a décidé aussitôt d'apprendre le français pour pouvoir lire Berlioz dans l'original. Lui, Michel, a découvert Berlioz à 12 ans avec la Damnation de Faust et en reste encore aujourd'hui tout ébloui. Elle, Monir, a rencontré l'illustre compositeur dans le texte,... Lire la suite |